Revue 2010

Un mois de décembre des plus tourbillonnant, soirées musicales, spectacles, réceptions et vernissages.

Nous avons pris du retard dans nos publications. Afin que vous soyez bien informés, voici non seulement notre mois de décembre en rafale. Aussi dans l’article suivant, une revue rapide de l’année 2010.

Décembre 2010 :

Vernissage et exposition des œuvres scènes d’hiver réalisées par les jeunes de Saint-Isidore.

Les réceptions: Le club de marche de Saint-Isidore. Les professeurs  de l’école primaire Saint René à Mercier. Les bénévoles du grenier de grand-maman. Le personnel de Carignan Auto Centre.com.  Une famille de Saint-Isidore qui  fait sa réunion annuelle au bistro et qui transpire l’amour, quelles soirées rafraîchissantes!

Les artistes invités : Richard Lupien, Jean Denault et Daniel Côté.

Spectacles pour les enfants : Les mondes d’Alice.

Voilà pour décembre 2010.

Les fermes de Saint-Isidore

Marie-Claude LortieLa ferme Passion Bio de Saint-Isidore dont les propriétaires, Marc-André Dubuc et Danielle Leduc

À lire, la Presse du samedi 31 juillet 2010, dans la chronique de Marie-Claude Lortie. «Chers légumes, chers fermiers», l’agriculture bio et naturelle est à l’honneur.La Presse

(Saint-Philippe) Deborah Lindsay a un rêve. Agricultrice bio installée à Saint-Philippe, tout près de Montréal, où elle produit entre autres choses des tomates cerises d’une douceur affriolante, elle rêve de donner un panier de ses légumes au chanteur Paul McCartney, qui sera en ville à la mi-août. «Il m’a nourrie toute ma vie avec sa musique», explique la fermière. «J’aimerais, à mon tour, pouvoir le nourrir un peu.»

Pendant qu’elle me parle de sa folle idée, des clients arrivent, ou des «partenaires», comme on les appelle dans le jargon des paniers bios. Ils saisissent aubergines et pâtissons, melons et poivrons rouges. «La moitié de mon salaire, dit la fermière, c’est leur sourire, c’est de les savoir heureux de manger mes légumes.»

Vous aurez compris que, à la Ferme à l’accueil chaleureux (c’est ainsi qu’elle s’appelle), le légume est plus qu’une nourriture. C’est de l’amour en bouchées.

La semaine dernière, vous avez été plusieurs à réagir à ma chronique sur le prix des légumes biologiques et naturels (des produits pratiquement comme le bio mais pas certifiés), et plusieurs à me demander où j’achète mes tomates ancestrales et ma volaille.

La réponse? En fait, il n’y a pas une réponse. Oui, j’avais une ferme en tête: les Jardins du ruisseau Ball, à Way’s Mills, en Estrie. Mais de tels établissements, il y en a plusieurs autour de Montréal. Toutes sortes de fermes qui sont accessibles, toutes sortes de fermes où on peut constater que l’agriculture bio et naturelle n’est pas un business. C’est une vocation, un projet de vie, de l’affection en chlorophylle. Les prix que l’on nous demande reflètent tout simplement la réalité de la production.

Allez voir comment ces gens vivent, vous comprendrez.

C’est ce que j’ai fait cette semaine, en empruntant le Circuit du paysan, une route gourmande mise en place par les centres de développement locaux de Napierville et du Haut-Saint-Laurent, qui nous mène vers plusieurs de ces fermes, en Montérégie.

C’est ainsi, par exemple, que je me suis retrouvée chez Robert Patenaude, à la Ferme aux Hirondelles, qui nous a fait goûter à ses confitures de griottes, à son jus de poire. Tout bio.

Installé au bord d’une petite route à Lacolle, où les champs s’étalent doucement pour laisser la place, au loin, aux montagnes, la ferme de M. Patenaude est faite de vergers, de champs de foin, de parterres d’hémérocalles rares. On trouve même toutes sortes de noyers sur cette ferme qui aime produire autre chose que tout le monde.

Je goûte à un morceau de prune séchée, à la fois charnue, acide, sucrée… Lorsque je demande au producteur pourquoi il ne prépare pas des sachets de fruits et noix pour les randonneurs, il s’interroge sur le prix. La clientèle accepterait-elle?

Un peu plus loin sur le circuit, arrêt chez Sylvain Mercier et Jacinthe Desmarais, propriétaires de Suro, une ferme qui produit du sureau biologique.

Il y a deux ans, j’avais rencontré le couple lors d’une soirée organisée par le chef du Toqué!, Normand Laprise, pour présenter au public les personnes qui sont derrière les produits du terroir qu’il sert à son restaurant. À l’époque, les gens de Suro commençaient ce nouveau projet et ne savaient pas comment le marché allait réagir à ce petit fruit indigène, couleur du cassis, parfumé et acide, et dont les fleurs blanches se boivent en infusions sucrées en Scandinavie.

Aujourd’hui, les affaires vont bien. La ferme vend ses fruits nature, mais les transforme aussi en produits médicinaux, en confitures, en vinaigrettes. Sur place, on peut même acheter des macarons au sureau. Quand je demande à M. Mercier s’il pense un jour devenir le Bleu lavande du sureau, il éclate de rire. Il n’en est pas là. Chez lui, il n’y a pas de parking géant. Et on ne paie pas pour visiter les lieux.

Ensuite, direction Saint-Isidore, chez Danielle Leduc, à la ferme Passion Bio. Première chose qui frappe tout le monde en arrêtant devant le champ: la qualité de la terre, noire comme du gâteau au chocolat 70%. «Ici, tout pousse bien, lance l’agricultrice. Même les mauvaises herbes.»

Certaines allées, qui ont été nettoyées, sont impeccables. D’autres ressemblent à de petites forêts. On cherche les feuilles de carottes entre les envahisseurs. Le travail quotidien est prenant. Lourd. Sarcler tout cela est un job à temps plus que plein. Mme Leduc est aidée de ses trois garçons, mais la trentaine de clients qui lui achètent ses paniers de légumes chaque semaine et les visiteurs de passage ne sont pas assez nombreux pour justifier des embauches extérieures. Alors tout est fait en famille. «Les gens n’ont aucune idée de la quantité de travail que chaque légume représente», lance-t-elle. Malgré les prix plus élevés du bio, l’argent ne tombe pas du ciel, ne pousse pas dans les arbres et à peine dans les champs.

D’ailleurs, Mme Leduc avoue que le modèle d’affaires choisi au départ par la famille n’a pas marché. Son mari, agriculteur formé à Saint-Hyacinthe, qui travaillait à la ferme à temps plein au début, s’est trouvé un emploi ailleurs.

Si vous passez par là, vous verrez probablement la famille au champ. Ne vous inquiétez pas s’il n’y a aucun légume sur la petite table, à l’entrée. Ce n’est pas parce qu’il n’en reste plus ou parce que c’est fermé. C’est parce qu’on vous invitera à choisir ce que vous voulez avant d’aller le chercher directement dans le potager.

Pour les coordonnées de ces établissements, rendez-vous sur le blogue de Marie-Claude Lortie à www.cyberpresse.ca/lortie

Le Soleil de Châteauguay Il n’y a pas d’âge pour faire de la télé!

Mme Jacqueline Laforce notre comédienne «La grand-maman de Vidéotron»

À lire, Le Soleil de Châteauguay samedi le 24 juillet dans la chronique de Valérie Lessard «Il n’y a pas d’âge pour faire de la télé»

C’est bien elle la madame dans la pub de Vidéotron

Il n’y a pas d’âge pour faire de la télé!

Valérie Lessard

Le Soleil de Châteauguay – 24 juillet 2010

Culture > Arts de la scène

Jacqueline Laforce, de Saint-Isidore, ne peut pratiquement plus sortir de chez elle sans se faire aborder par des gens qui lui demandent :«est-ce vous la madame de la pub de Vidéotron?» Avec sa grande gentillesse naturelle, elle répond par l’affirmative et prend le temps de discuter avec eux.

 

Mme Laforce fait probablement partie des grands-mamans les plus populaires du Québec depuis qu’on la voit demander à un commis de Vidéotron de préparer un forfait «juste pour ses petits courriels». «Plein de gens m’arrêtent pour me demander si c’est moi», raconte Mme Laforce en entrevue. «J’ai même perdu mon nom, blague son conjoint Claude Laforce. On ne l’appelle plus Madame Laforce mais Mme Vidéotron.»

Cette publicité est pourtant loin d’être la première apparition de la résidante de Saint-Isidore au petit écran puisqu’elle fait de la figuration dans différentes émissions depuis près de 10 ans. Cette jolie dame au rire franc est une vraie mordue de la télévision. «J’ai toujours aimé assister à des plateaux de télé, confie Mme Laforce. J’ai commencé à faire de la figuration quand l’émission Gypsies a été tournée à Saint-Isidore». «On devait se promener et manger des chips», se rappelle son mari qui l’accompagne souvent dans les aventures télévisuelles.

Véritablement tombée en amour avec la figuration, Jacqueline Laforce cumule les rôles muets dans différentes émissions et publicités. Elle participe également à l’émission Les Gags, qui jouent des tours à des gens à Montréal. « Je n’en reviens pas comment les gens prennent ça à cœur lorsqu’on leur demande de surveiller quelque chose», confie l’actrice du troisième âge. Bien que la majorité rit une fois que l’équipe de production avoue qu’il s’agit d’un gag, Mme Laforce a quelques fois eu droit à des gens en colère de la part des victimes au sens de l’humour limité.

De nombreuses femmes peuvent également envier Mme Laforce puisqu’elle a déjà dîné avec nul autre que George Clooney puisqu’elle faisait de la figuration pour le film The Jacket, dont il était le producteur.

Le joli minois de Jacqueline Laforce a également été vu par plusieurs millions de personnes puisqu’elle a participé à une publicité américaine pour la compagnie Free credit report.com.

Un couple occupé

Pour un couple qui est à la retraite, inutile de dire que M. et Mme. Laforce sont drôlement occupés. Mais à entendre l’actrice raconter avec la passion d’une jeune fille ses différents rôles, il est évident qu’elle adore ce qu’elle fait. «J’aime ça, j’ai du fun!» Quant à son mari, il avoue qu’il n’aurait jamais pensé faire cela un jour.

Celle qui rêve d’avoir un jour un rôle «parlé» de grand-mère, pourra être vu au petit écran dans plusieurs émissions cet automne. Le secret de ses nombreux contrats? «C’est rare aujourd’hui une madame au cheveux blancs!» lance-t-elle sans hésiter. Claude Laforce, quant à lui est désavantagé par son physique. «J’ai l’âge pour jouer des vieux, mais j’ai pas l’air assez vieux!»