Spectacle de Chris Crilly.

Jeudi le 30 juin, au bistro culturel Cœur de Village, nous avons accueilli Chris Crilly.

Cela ne vous dit rien? C’est pourtant un nom que l’on retrouve, entre autres, aux génériques des films de Walt Disney!

Génie pour Meilleure Musique Originale.

La musique composée par Crilly pour “ATANARJUAT / la légende de l’homme rapide” (premier long métrage écrit et réalisé par des Inuits) lui a mérité un Génie.

Aussi, il a endisqué, entre autre, avec Stan Rogers, le chœur de l’Orchestre Symphonique de Montréal, et le Chœur St. Laurent.

Nul besoin de vous dire que lorsque Chris s’est installé avec tous ses instruments (piano, violon, accordéon et bodhran – sorte de tambourine irlandaise) pour livrer sa prestation, nous aurions entendu une mouche volée. Ce n’est pas peu dire que dès le premier son l’envoûtement s’est fait sentir.

Romantique ou tout simplement comique Crilly s’adresse à nous tantôt en français, en anglais ou encore en gaëlique irlandais, ouf… ne craignez rien, Chris Crilly nous a passé une feuille de paroles grâce à laquelle nous avons pu tant bien que mal chanter avec lui. Tout le monde était dans le coup, même à la cuisine du bistro, pas question d’effleurer deux tasses, le souffle coupé, notre ouïe était captée par les sons elfiques de cet artiste qui cumule plus de 30 ans d’expérience.

Chris Crilly , caméléon musical, partage généreusement son expérience, une garantie que l’assistance fredonne ses airs qui s’accrochent à l’oreille pour un certain temps. Je tiens à souligner qu’à quelques reprise Eric Bernard, qui a aussi plus d’une corde à son arc… ou devrais-je dire à sa guitare, s’est joint à Chris, ce qui enflamma encore plus l’ambiance.

Nicole, une assidue de Cœur de Village, attendait ce moment magique depuis plus de 30 ans! Comme elle le dit:  » je suis une fan finie de Chris Crilly! J’ai écouté cet Irlandais, pilier du groupe Barde dans les années 70, jusqu’à ce que le vinyle soit complètement usé! »

MacRaghallaigh autrement dit (Chriss Crylly) à Coeur de village jeudi 30 juin

Un musicien du groupe Barde, en spectacle solo.
Barde a été formé à Montréal en 1975 par six musiciens d’origine variée : Cinnsealac et MacRaghallaigh sont Irlandais, Chapman et Moore viennent des États-Unis tandis que Guérin et Selick sont Québécois. Leur musique aux racines celtiques et acadiennes, mélange de pièces instrumentales et de chansons, leur valut une grande popularité d’abord au Québec et dans les Maritimes, puis ailleurs au Canada et en Europe. La musique traditionnelle connaissait alors une vague de popularité des deux côtés de l’Atlantique. Les deux violons de MacRaghallaigh et Selick étaient une marque de commerce de Barde, tout comme le fait qu’ils chantaient en français, anglais et irlandais.
Le groupe signe un premier contrat avec le maison de disques indépendante Porte Parole et son premier disque intitulé Barde parut en 1977. Le producteur exécutif était Michel Normandeau d’Harmonium. Leur album suivant, Images, parait l’année suivante.
Barde fait une grande tournée pan-canadienne à l’été de 1978, se produisant dans de nombreux festivals.
Par la suite, après le départ d’Elliot Selick et son remplacement par Jacques Joubert en 1983, Barde change de direction musicale et introduit des instruments électriques : basse et synthétiseurs. Leur dernier album Voyages reflète ce changement. Le groupe se dissout peu après leur participation au Winnipeg Folk Festival de 1983. Pierre Guérin devint d’ailleurs le directeur artistique de ce festival de 1991 à 2001. De son côté, Chris Crilly (orthographe anglicisée de MacRaghallaigh) se tourne vers la musique de film (sa fiche sur IMDB [1])

Météor Ranchéro à coeur de village.

Météor Ranchero. Concerts pour chemins de garnotte – Arts et spectacles – Culture – Réseau Montérégie – Châteauguay Express.

Eh oui, jeudi au bistro nous avons reçu ce groupe qui porte très bien son nom.

Même si vous ne savez pas tout à fait ce que ce véhicule oublié avait l’air, ces  trois musiciens bien campés dans le rock québécois, simulent à la perfection l’hybride ci haut mentionné.  Dès les  premières notes du groupe, nous  sentions le désir de transmettre musicalement des sentiments issus d’un vécu difficile.

Comme un branle bas de combat nos trois artistes nous poussent à s’ajuster, pas de chichi, sans sérénade le rock s’envole.

Claude Jean (basse et voix) nous touche avec des textes qui relatent des trucs amers, des histoires d’hommes écorchés et préférant fabriquer une musique qui frôle la décadence plutôt qu’une violence  réelle et obstinée.

Le rythme s’enflamme Éric Scala (Batterie) nous guide avec un tempo précis mettant en valeur les vers des pièces sélectionnées pour ce spectacle. Au delà des sons, la poésie s’impose, nous avions droit à des compositions bien senties  avec parfois des notes d’humour.

‘J’ai particulièrement apprécié la chanson ‘Banc de scie’  qui raconte une histoire tout à fait banale qui me rappelle certaines ‘télé réalités’ et ‘Dimanches contaminés;’ comme quoi on peut se dérider même avec du matériels aussi particulier.’

Pascal Fournier  (guitare et voix) nous partage ces mots provocants, somme toute avec assez de calme.

Un spectacle fascinant  qui mérite l’écoute et qui risque même de vous faire danser.

Ils seront de retour parmi nous en septembre prochain.

Louise Page

Pierre Lachance au bistro Coeur de Village

Jeudi 26 mai 18h, un calme apparent au bistro. Quelques personnes arrivent pour

casser la croûte, ils cherchent une place afin d’être près de notre invité. Pierre Lachance

notre troubadour, fait son entrée, d’un pas discret il pose sa guitare à l’arrière et s’assoie

à une table, presque incognito. L’heure du micro libre arrive Nicole nous présente les participants,

Vincent Éric Gabrielle et Pierre Ludovic se succèdent, la salle se réchauffe et un bon groupe de

personnes attendent maintenant le début de la prestation de Pierre. Vous l’avez deviné  l’animateur

né nous raconte, les quelques nouvelles bonnes ou mauvaises qui l’occupent présentement et que celles-ci

vont colorer notre soirée. Avec la grande variété d’artistes québécois qu’il interprètent Pierre

nous emporte dans son monde, et fait chanter Cœur de Village à l’unisson. Pierre navigue

dans son large répertoire et nous surprend avec certaines interprétations comme

(Les pauvres, de Plume Latraverse), quelques Jean Pierre Ferland, sans oublier, les Beatles l’abécédaire de Pierre,

le tout ronronne. Mais là ou les spectateurs ont  le plus réagi, c’est avec sa composition ( Les habitués du quai) un texte

riche en images et rythmé d’une guitare qui ne cherche pas les accords, là… tout le génie de Pierre.

Bref, une soirée très enveloppante que chacun se remémorera avec délice.

John Speed and dont tell Stan.

Six personnes débarquent au Bistro Cœur de Village, trois hommes trois femmes.

Tous s’affèrent à entrer le matériel pour le spectacle, John Speed et Nicole Poissant suivi de John Rudel  qui  a, à la main ce qui ressemble à un banc, ainsi qu’un gros conga, mais ce n’est pas un banc mais bien  un autre instrument de percussion en bois mince très rectangulaire avec une ouverture ronde sur le côté. La curiosité s’empare de quelques personnes…. Puis Adrien Girouard bassiste tout discret fait son entré feutré, à peine pour le remarquer et enfin les deux sœurs Joelle et Dorianne Lanoix (vocalisent).

Le groupe prend  place après un micro libre bien garni, Gabrielle Aubut à l’accordéon suivi de Vincent Collard au Piano de  Éric B avec des extraits (de mes ti sages) ., Father and Son et finalement la délicieuse  Nancy Lee. Tout pour réchauffer un public déjà impatient de voir ce groupe, donner leur prestation.

L’auteur compositeur et interprète John Speed  ex (Le Petit Band) guitare en main commence sa prestation, l’environnement musical prend un envol impressionnant, et, avec une justesse incroyable, le groupe nous fait vibrer avec des morceaux de leurs anciens albums. John Speed travaille depuis plus de trente ans, inspiré par la grande époque musicale des années 60. Ses influences sont donc vastes et comprennent, entre autres, les Joni Mitchell, Paul Simon, Neil Young, James Taylor et bien d’autres encore.

Comme un troubadour des temps modernes, les paroles de ses chansons témoignent de la condition humaine et sont teintées d’harmonies qui ont sues nous émouvoir !

Après quelques chansons hautement applaudies, John commence à nous raconter les anecdotes qui l’on menées à l’écriture de (Save Me) album en chantier de notre artiste.

Le groupe nous livre alors  plusieurs nouvelles chansons dont les textes sont touchant presque hyperréalistes, un homme et sa guitare aurait peut-être suffi à donner ce spectacle me dirai-vous, non, la justesse des percussions de la basse et des vocalises donnent  de l’ampleur et de la virtuosité  aux textes et arrangements créés  par John Speed.

Un spectacle à ne pas manquer s’il passe par chez vous, ou à revoir à Cœur de Village, le premier décembre 2011.